Sur vos étiquettes, les labels se multiplient et s’y retrouver peut parfois devenir compliqué. Quelles différences entre Bio, HVE, Biodynamie et autres? Lesquels sont les plus développés en Bourgogne ? De quoi y voir plus clair.

 

Bien connu pour ses signes d’origine, les AOC (Appellation d’origine contrôlée) et IGP (indications géographiques protégées), les vins français voient depuis quelques années d’autres certifications gagner du terrain : les labels environnementaux. Ceux-ci garantissent un respect du terroir, du produit, parfois même de l’ouvrier agricole. S’il est impossible de tous les citer, les plus connus d’entre eux méritent quelques éclaircissements.

 

 

L’agriculture biologique

Label Bio

C’est le plus célèbre des labels environnementaux, et aussi le plus développé. En France, près de 15 % des surfaces viticoles seraient certifiées. Côté Bourgogne, plus de 400 domaines sont en « bio ». La démarche s’articule autour d’un grand principe : le refus des produits de synthèse. Dans les vignes, les OGM sont interdits, tout comme les traitements dits chimiques, que l’on remplace par du cuivre et par du soufre. En cave, interdiction de traiter le vin avec des produits non bio. Quant aux sulfites, ces conservateurs parfois décriés, leur utilisation est limitée.

Pour aller plus loin : www.agencebio.org

 

 

Demeter et Biodyvin (la biodynamie)

Des labels réservés aux domaines déjà certifiés en agriculture biologique, qui veulent aller encore plus loin dans la démarche. En plus des principes du bio, sont appliqués des préceptes parfois qualifiés d’ésotériques : préparations homéopathiques pour traiter la vigne, respect des cycles lunaires et planétaires lors de la taille et de la mise en bouteille notamment, et limitation des pratiques œnologiques autorisées font partie des fondement de la biodynamie.

Des pratiques très fréquentes dans les domaines prestigieux de la côte de Beaune et de la côte de Nuits. Il faut dire que les besoins en main d’œuvre sont fréquemment multipliés par deux, par rapport à un domaine conventionnel. En Bourgogne, seuls 28 domaines sont certifiés Demeter, pour 13 en Biodyvin.

Pour aller plus loin : http://www.biodyvin.com/ et https://www.demeter.fr/

 

 

La HVE

Pour « Haute valeur environnementale ». Ce jeune label, créé par le ministère de l’agriculture lors du grenelle de l’environnement rencontre un franc succès. En Bourgogne, plus de 300 exploitations ont passé le cap, et la dynamique est à la hausse. Ici, le vignerons est noté sur quatre critères : stratégie de traitements, respect de la biodiversité, choix de fertilisation et protection des ressources en eau.

Dans le cahier des charges, aucune interdiction stricte, mais une note moyenne sur l’ensemble du travail. Certains y voient une avancée notable, avec une démarche globale, respectant l’environnement dans tous ses aspects – notamment la biodiversité, absente de la certification bio. D’autres qualifient ce label d’« hypocrite » à cause de ses conditions moins contraignantes que celles du bio.

Pour aller plus loin : https://hve-asso.com/

 

 

Terras Vitis

C’est le label de l’agriculture dite « raisonnée », qu’on pourrait, de manière très schématique, situer entre le bio et le conventionnel. Comme avec la HVE, l’environnement est pris en compte dans sa globalité : limitation des traitements, respect de la biodiversité, et contrôle des déchets. Mais le label va plus loin grâce à un volet social, qui prend en compte les conditions de travail sur l’exploitation. Terra Vitis est encore peu développé. En Bourgogne, seuls une vingtaine de domaines ont fait ce choix.

Pour aller plus loin : https://terravitis.com/

 

 

 Vin Méthode Nature

Un petit nouveau, encore peu revendiqué, mais qui mérite un coup de projecteur. Alors que le flou le plus total entourait la production des vins dits « nature », avec autant de conceptions que de producteurs, un groupe de vignerons a souhaité encadrer la chose. Créée en 2019, et rapidement reconnue par les service de l’État, la certification « Vin Méthode Nature » récompense les nectars issus de vignes bio et récoltées à la main, puis vinifiés sans aucun ajout : ni sucre, ni levures, ni colles. La seule exception se trouve du côté des sulfites – le principal conservateur du vin – dont l’ajout est autorisé à une dose très faible (jusqu’à 20% du maximum réglementaire), seulement avant la mise en bouteille.

Pour aller plus loin : https://vinmethodenature.org/

 

 

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